Publié par Adrien le Vendredi 25/11/2022 à 09:00

Quand la physique s’intéresse aux urinoirs

La physique peut servir à beaucoup de choses. Par exemple, déterminer l’angle par lequel le pipi des hommes tombe dans l’urinoir... ou éclabousse à côté.

L'urinoir idéal est le deuxième à partir de la droite.
Photo: Mia Shi et al., Université de Waterloo.

Une équipe de l’Université de Waterloo, en Ontario, présentait cette semaine en congrès les résultats de tests de laboratoire visant à déterminer "l’angle idéal" pour minimiser les éclaboussures -et du coup, pour concevoir l’urinoir idéal dont les formes intercepteraient les dites éclaboussures.

Selon le magazine New Scientist, qui a eu vent de la chose, cette recherche tend en effet vers de nouveaux types d’urinoirs, à la géométrie différente: une forme plus allongée vers le haut (le deuxième urinoir à partir de la droite sur l’image ci-haut), basée sur ce que la physique nous apprend de la façon dont les gouttelettes se comportent. "Notre nouveau concept d’urinoir gardera les salles de bain plus propres et réduira le travail, l’eau et les produits chimiques requis pour le nettoyage", affirment-ils.

Pour quiconque se poserait la question: les chercheurs n’ont pas eu à passer des heures dans les toilettes publiques à filmer les usagers. Ils se sont basés à la fois sur des analyses menées dans le passé sur la façon dont les chiens urinent, et sur des expériences en laboratoire impliquant des jets d’eau dirigés sur différents urinoirs-tests.

Pour les amateurs de géométrie: l’angle optimal pour avoir le moins d’éclaboussures est d’environ 30 degrés.
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