Adrien - Mercredi 1er Avril 2026

🔬 Le LHC détecte une nouvelle particule, attendue depuis plus de 20 ans

Une particule subatomique longtemps prédite par les théoriciens a finalement été observée, mettant un terme à une attente de plusieurs décennies en physique.

Nommée Ξcc+ (Xi-cc plus), cette entité ressemble au proton mais avec une masse supérieure, car elle est formée de deux quarks charm et d'un quark down. Sa détection a été rendue possible grâce au détecteur LHCb amélioré au Grand collisionneur de hadrons (LHC) du CERN. Une collaboration internationale a mobilisé plus de mille scientifiques pour réaliser cette découverte.


Représentation artistique de cette particule lourde similaire au proton.
Crédit: Chris Parkes

Pour identifier le Ξcc+, les physiciens ont analysé sa désintégration en particules plus légères lors de collisions proton-proton. Un signal clair, correspondant à une masse de 3619,97 MeV/c², a été enregistré. Cette mesure concorde avec les prédictions théoriques établies à partir d'une particule apparentée déjà connue, confirmant ainsi la validité du modèle.

Cette observation résout un débat scientifique qui durait depuis plus de vingt ans, où des affirmations antérieures sur l'existence de cette particule n'avaient jamais été vérifiées. La masse mesurée de la particule détectée s'aligne parfaitement avec les attentes des dernières théories, apportant la confirmation tant attendue.

Les quarks et la formation des particules



Les quarks sont des constituants fondamentaux de la matière, qui se combinent pour former des hadrons comme les protons et les neutrons. Il existe six types de quarks, dont les up, down et charm, chacun avec des propriétés distinctes telles que la masse et la charge électrique. Ces particules interagissent via la force forte, l'une des forces fondamentales de la nature, qui les maintient ensemble dans des configurations stables ou semi-stables.

Lorsque trois quarks s'assemblent, ils forment des baryons, une catégorie qui inclut le proton, composé de deux up et un down, et le Ξcc+, avec deux charm et un down. La masse d'un baryon dépend largement des types de quarks impliqués ; les quarks charm étant plus lourds, le Ξcc+ a une masse supérieure à celle du proton. Cette diversité de combinaisons permet aux physiciens de tester les prédictions du modèle standard de la physique des particules.

La découverte du Ξcc+ permet d'en apprendre sur la manière dont les quarks lourds peuvent s'organiser. Elle valide des théories développées depuis des années et ouvre la voie à l'étude d'autres particules exotiques. En explorant ces assemblages, les chercheurs espèrent percer les mécanismes qui gouvernent la matière.

Cette avancée encourage des recherches futures visant à cartographier l'ensemble des particules possibles, contribuant ainsi à une image plus complète de l'Univers à son échelle la plus petite.
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