Adrien - Lundi 2 Février 2026

🎮 Jeux vidéo: au delà de cette limite, tout va mal, et c'est brutal

Les scientifiques ont interrogé plus de trois cents jeunes adultes afin d'évaluer leur pratique hebdomadaire en jeux vidéo. Ils ont ensuite confronté ces usages à plusieurs indicateurs de forme, tels que l'alimentation, le sommeil et le poids corporel.

Les données recueillies indiquent que les écarts ne sont pas notables entre les joueurs très occasionnels et ceux qui s'adonnent à une pratique plus importantes mais en restant mesurée. C'est à partir d'un certain seuil que tout bascule.


Image d'illustration Pixabay

Un changement net intervient à partir de dix heures de jeu chaque semaine. Les jeunes adultes franchissant cette limite présentent en effet une qualité de régime moins bonne. Leur indice de masse corporelle médian atteint 26,3, tandis qu'il se maintient autour de 22 pour les joueurs moins assidus. Par ailleurs, chaque heure supplémentaire dédiée au jeu est liée à une réduction de la diversité et de la qualité des aliments consommés.


Le sommeil représente un autre élément d'attention. Bien que des perturbations soient signalées dans tous les groupes, elles deviennent plus prononcées chez les plus gros joueurs. Les longues sessions nocturnes bouleversent les cycles de repos, ce qui peut influencer la concentration et l'énergie durant la journée.

Mario Siervo, auteur principal du travail paru dans Nutrition, précise que ce n'est pas le jeu en lui-même qui est en cause, mais son caractère trop important. Selon ses observations, les habitudes prises ont tendance à persister à l'âge adulte, ce qui rend utile l'adoption de limites assez tôt.

Il demeure tout à fait possible d'apprécier les jeux vidéo sans compromettre sa forme. Les chercheurs mettent en avant l'intérêt de conserver des plages pour des repas équilibrés, l'activité physique et un coucher à heure précise. Éviter de jouer tard le soir et opter pour des pauses régulières font partie des conseils simples à appliquer.

Cette enquête ne prouve pas un lien de cause à effet direct, mais elle révèle une corrélation claire. Pour les jeunes adultes, maintenir la pratique du jeu dans des limites modérées apparaît comme une approche évidente pour préserver leur capital forme sur la durée.

L'impact des écrans sur le cycle du sommeil


La lumière bleue émise par les écrans, y compris ceux des consoles et des ordinateurs, influe sur notre horloge interne. Elle retarde la production de mélatonine, l'hormone qui signale à l'organisme qu'il est temps de se préparer au repos. Lorsqu'on joue tard le soir, cette perturbation peut rendre l'endormissement plus compliqué et altérer la qualité du sommeil profond.

Un sommeil fragmenté ou écourté affecte la récupération physique et mentale. Il peut conduire à une baisse de la vigilance le lendemain, une irritabilité plus marquée et des complications pour mémoriser. Chez les étudiants, cela peut nuire aux capacités d'apprentissage et aux résultats.


Pour atténuer ces conséquences, il est préconisé de cesser toute activité sur écran au moins une heure avant le coucher. Privilégier des occupations calmes comme la lecture d'un livre papier ou l'écoute de musique douce permet à l'organisme de se relâcher naturellement. Instaurer une routine de sommeil fixe aide également à réguler l'horloge biologique.

Adapter son environnement est une autre option: diminuer la luminosité de l'écran en soirée ou employer des filtres logiciels qui atténuent la lumière bleue. Ces gestes simples peuvent participer à mieux préserver la qualité du repos, même pour les passionnés de jeux vidéo.
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