Les races de chien sans poils se remarquent tout de suite, pour leur bien ou non. Chez les Aztèques, ils étaient ainsi considérés comme des animaux sacrés et il existe des statues de chiens nus mexicains datant de 1700 avant notre ère. Aujourd'hui, leur ADN pourrait aider les chercheurs à mieux comprendre certains aspects de la biologie du développement.
Dans cet article de la revue
Science, Cord Drögemüller de l'Université de Berne et ses collègues indiquent avoir identifié le gène responsable de ce caractère associé non seulement à un pelage réduit ou absent mais aussi à des anomalies dentaires. Les chercheurs ont étudié des variétés de chiens glabres chinoise, mexicaine et péruvienne et trouvé la mutation en cause dans le gène FOXI3 codant pour un facteur de transcription.
Dans les embryons de souris, ce gène s'avère exprimé dans les tissus à l'origine des poils, des moustaches et des dents, ce qui correspond bien au rôle qu'on lui attribue dans le développement de ces structures.