Comment expliquer que des cellules cancéreuses du sein parviennent à contourner les thérapies et à se disséminer dans le corps ? Cette interrogation mobilise de nombreux chercheurs, et une piste sérieuse semble impliquer un récepteur cellulaire.
Nommé VIPR2, ce récepteur contribue normalement à réguler notre rythme quotidien et nos défenses immunitaires. Il participe aussi à la libération d'insuline, intervenant dans des fonctions biologiques fondamentales. Alors que son activité standard est bénéfique, un dérèglement peut entraîner des effets notables.
Lorsque les cellules produisent une quantité excessive de VIPR2, cette surexpression peut accélérer la prolifération des cellules cancéreuses. En surabondance, le récepteur a alors tendance à s'associer à une copie identique de lui-même. Cette association forme une structure appelée dimère, laquelle modifie son comportement cellulaire.
Pour explorer ce mécanisme en détail, une équipe de l'Université d'Hiroshima a mené une série d'investigations. Leurs travaux, publiés dans le
British Journal of Pharmacology, indiquent que la dimérisation de VIPR2 joue un rôle majeur dans la progression tumorale et l'apparition de métastases. Des expériences sur cellules et des modèles murins ont permis de confirmer cette influence.
Ces avancées pourraient conduire à des médicaments novateurs ciblant spécifiquement les cellules où la dimérisation de VIPR2 est amplifiée. En précisant ces interactions moléculaires, la recherche offre une lueur d'espoir pour des thérapies plus affinées contre le cancer du sein.
Les dimères de VIPR2 augmentent l'affinité pour certaines protéines et renforcent les signaux conduisant à la progression tumorale.
Crédit: Satoshi Asano, Université d'Hiroshima (Adapté de Asano et al. (2025), British Journal of Pharmacology, CC BY 4.0)