Adrien - Dimanche 11 Janvier 2026

🚀 Artemis 2: dans un mois, retour des humains vers la Lune

Après une attente de plus de cinquante ans, l'humanité se prépare à renvoyer des astronautes vers la Lune. Ce jalon important pose une interrogation: comment une mission d'une telle envergure est-elle orchestrée de nos jours ?

Quatre astronautes, Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen, ont suivi un entraînement intensif pendant plusieurs années. Leurs répétitions générales au centre spatial Kennedy en Floride les ont habitués aux procédures de lancement. Bientôt, ils monteront à bord du vaisseau Orion, installé au sommet de la fusée Space Launch System, pour un voyage de dix jours.


Image Wikimedia

Le décollage placera d'abord Orion en orbite terrestre, où l'équipage vérifiera les systèmes. Ensuite, un allumage du dernier étage de la fusée enverra le vaisseau sur une trajectoire particulière en forme de huit autour de la Lune. Cette route, dite de retour libre, permet de revenir sur Terre sans autre manœuvre, garantissant la sécurité de l'équipage en cas de problème.


Des retards ont affecté le calendrier initial prévu pour 2023. Pendant la mission Artemis 1, le bouclier thermique d'Orion a subi des dommages lors de la rentrée atmosphérique. La NASA a développé une solution pour éviter que cela ne se reproduise, ce qui a reporté le lancement. Ces ajustements techniques montrent les obstacles persistants des vols spatiaux habités.

Après Artemis 2, la prochaine étape est Artemis 3, qui doit faire atterrir des astronautes sur la surface lunaire. Pour cela, la NASA compte sur le vaisseau Starship de SpaceX, mais des retards dans son développement pourraient repousser cette mission à 2028. L'agence spatiale étudie d'autres options pour les atterrisseurs lunaires, comme celle proposée par Blue Origin.


Illustration artistique du vaisseau Starship de SpaceX sur la Lune lors d'une mission Artemis pour la NASA.
Crédit: SpaceX

Le lanceur et le vaisseau sont actuellement assemblés et attendent leur transfert vers le pas de tir. Des essais finaux, comme une répétition de remplissage, seront effectués avant l'ouverture de la fenêtre de lancement le 6 février, bien que la date officielle reste à confirmer.

La trajectoire de retour libre


Cette trajectoire, utilisée pour Artemis 2, est une courbe en forme de huit qui entoure la Lune. Elle tire parti de la gravité lunaire pour ramener automatiquement le vaisseau vers la Terre sans nécessiter de propulsion supplémentaire. Conçue pour maximiser la sécurité, elle réduit les risques en cas de panne des moteurs après l'injection translunaire.

Les missions Apollo employaient déjà ce type de route, mais les technologies actuelles permettent des calculs plus précis. Pour Artemis 2, elle assure que l'équipage peut revenir même si des anomalies surviennent loin de la Terre. Cette approche minimise la consommation de carburant et simplifie les opérations.

En pratique, après le lancement, le vaisseau effectue une orbite terrestre pour les vérifications. Puis, l'allumage du dernier étage le propulse vers la Lune sur cette trajectoire prédéfinie. Si rien de plus n'est fait, le vaisseau contourne la Lune à distance, utilisant son attraction pour modifier sa course et revenir vers l'atmosphère terrestre.
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