Adrien - Mercredi 14 Janvier 2026

🛰️ 4400 satellites Starlink seront rapprochés de la Terre en 2026, voici pourquoi

En 2026, des milliers de satellites Starlink entameront une descente contrôlée vers une orbite plus basse. Cette migration spatiale d'envergure a pour objectif d'ajuster la constellation aux évolutions de l'environnement orbital terrestre.

Près de 4 400 satellites Starlink, actuellement en orbite à environ 550 kilomètres d'altitude, vont progressivement descendre à 480 kilomètres au cours de l'année 2026. Cette manœuvre concerne une partie importante de la flotte opérationnelle de SpaceX, qui compte aujourd'hui presque 9 400 engins spatiaux. L'annonce a été faite par un responsable de l'entreprise via le réseau social X.


Une pile de satellites Starlink avant leur déploiement en orbite terrestre.
Crédit: SpaceX

Cette décision est liée à l'approche d'une période de minimum solaire, attendue autour de 2030. Le Soleil suit un cycle d'activité d'environ 11 ans, et nous venons de passer le maximum du cycle actuel. Lorsque l'activité solaire est faible, l'atmosphère terrestre se contracte, ce qui réduit la traînée atmosphérique sur les satellites. En descendant à une altitude plus basse, les engins spatiaux retrouvent un potentiel de désorbitation plus rapide en cas de panne.


La réduction du temps de désorbitation passe de plus de quatre ans à quelques mois, améliorant ainsi la sécurité de l'espace circumterrestre. Michael Nicolls, vice-président de l'ingénierie Starlink, a expliqué sur X que cette mesure diminue les risques de collision avec d'autres objets. La zone en dessous de 500 kilomètres présente moins de débris et de satellites planifiés, limitant les dangers potentiels.

L'orbite basse terrestre devient de plus en plus encombrée, avec Starlink représentant environ deux tiers des satellites opérationnels. D'autres projets, comme les constellations internet chinoises, prévoient de lancer des milliers d'engins supplémentaires. Cette densification rend essentielle une gestion proactive des trajectoires pour éviter les accidents.

La flotte Starlink est reconnue pour sa fiabilité, avec seulement deux satellites actuellement hors service en orbite. Néanmoins, SpaceX souhaite garantir une désorbitation rapide en cas de défaillance, surtout face à des manœuvres non coordonnées d'autres opérateurs. Ces actions contribuent à maintenir un environnement spatial sûr pour toutes les activités.

À long terme, cette adaptation pourrait servir de modèle pour d'autres constellations, alors que l'exploitation de l'orbite basse s'intensifie. Les leçons tirées de cette migration aideront peut-être à concevoir des stratégies durables pour l'avenir de l'espace.

Le cycle solaire et ses effets sur l'atmosphère terrestre


Le Soleil connaît des variations régulières de son activité, avec un cycle qui dure environ 11 ans. Pendant les phases de maximum, il émet plus de rayonnement et de particules, ce qui réchauffe et densifie les couches supérieures de l'atmosphère terrestre. En revanche, lors des minimums, l'atmosphère se refroidit et s'amincit, modifiant les conditions en orbite.


Ces changements atmosphériques ont un impact direct sur les satellites en orbite basse. Une atmosphère plus épaisse augmente la traînée, ralentissant les engins spatiaux et accélérant leur descente vers la Terre. À l'inverse, une atmosphère raréfiée prolonge leur durée de vie orbitale, nécessitant parfois des ajustements pour assurer une désorbitation contrôlée.

Les opérateurs de satellites surveillent de près ces cycles pour optimiser les missions. En anticipant les périodes de faible activité solaire, ils peuvent planifier des manœuvres comme celle de Starlink, visant à maintenir des orbites stables et sûres. Cette compréhension scientifique aide à prévenir les risques liés aux débris spatiaux.

Au-delà des satellites, le cycle solaire influence aussi les communications et la météorologie spatiale. Les études menées par des institutions comme NASA ou ESA permettent de mieux prédire ces phénomènes, essentiels pour les technologies modernes dépendantes de l'espace.
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